20 janvier 2010 par CISS
Le déficit structurel de l’Assurance maladie est-il dû au fait que l’on ne paye pas les frais de santé à leur coût réel ? Si oui, il faudra prendre l’habitude de payer le vrai coût, et si celui-ci est trop cher, faire baisser les prix en privilégiant la rationalisation et la négociation. Le déficit permanent et cumulé, consiste, pour les frais de santé, comme pour le budget de l’Etat, à faire payer les générations futures.
D’autre part, nous pensons que certaines charges ne relèvent pas de la solidarité mais de la responsabilité individuelle, et sont donc à assumer hors de la Sécurité sociale. » Lire la suite : Des rationalisations dans l’organisation de la chaîne de soins sont loin d’être toutes obtenues
13 janvier 2010 par CISS
La CSF, association familiale, soutient fortement cette action visant à défendre le principe de santé solidaire car nous mesurons de façon exponentielle les impacts de son délitement sur les familles.
En effet, au quotidien, sur le terrain, nous, qui travaillons au plus près des familles, voyons chaque jour grandir un peu plus les difficultés d’accès ou de renoncement aux soins dans les familles.
Cette évolution est lente et pernicieuse et suit celle des réformes successives de l’Assurance maladie lancées depuis quelques années (franchises médicales, déremboursements de médicaments…) qui, sous le prétexte légitime de réformer les comptes de la sécurité Sociale, sont surtout venues grever des budgets familiaux stagnants ou fortement touchés par la crise.
» Lire la suite : Un système de santé solidaire en danger, ce sont des familles en danger !
5 janvier 2010 par CISS
et son transfert croissant vers des régimes d’assurances complémentaires privés et mutualistes, et ce dans des proportions sans cesse croissantes (3 milliards d’euros transférés ces dernières années de l’Assurance maladie vers les régimes complémentaires, sans discussion publique).
La FNAIR avait réagi vivement en 2007 contre les mesures prévues à l’article 35 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008 : les franchises. La FNAIR avait dénoncé alors la rupture avec les principes fondateurs de notre régime d’Assurance maladie dont la solidarité entre l’ensemble des usagers et les personnes malades, l’institution d’une taxe sur la maladie étant un obstacle de plus à l’accès aux soins. La FNAIR, en portant plusieurs milliers de pétitions émanant de personnes atteintes de maladies rénales à l’Elysée, a pu démonter les effets dévastateurs d’un abandon de la protection solidaire, qui depuis sont malheureusement avérés.
» Lire la suite : La FNAIR s’associe au CISS pour dénoncer vivement la baisse constante de la protection solidaire face à la maladie
4 janvier 2010 par CISS
Le Collectif interassociatif sur la santé vous souhaite à toutes et tous une année 2010 heureuse et solidaire.
Et pour bien commencer l’année, sous des auspices des plus solidaires… participez à notre consultation en ligne jusqu’au 31 janvier 2010.
29 décembre 2009 par CISS
Nous constatons au sein de notre association un certain accroissement de l’inquiétude de nos adhérents face à notre système de santé.
En effet, le nombre d’appels et de messages sur notre site ne cesse d’augmenter et les thèmes principalement abordés concernent souvent l’Assurance maladie, à savoir :
- les démarches administratives compliquées et longues ;
- l’intérêt à continuer à prendre ou non une mutuelle, face aux remboursements qui ne seront plus effectués et également par manque de moyens financiers ;
- la prise en charge différente selon les caisses et selon les pathologies ;
- le reste à charge pour les patients ayant de faibles revenus et qui souvent font l’impasse sur les soins.
Il nous semblerait donc important de réfléchir autour de différentes options envisageables quant à l’évolution de notre système de santé. » Lire la suite : L’ANDAR participe et soutient la consultation populaire « Santé solidaire en danger ? »
21 décembre 2009 par CISS
Elevé au rang de principe constitutionnel, le droit à la santé est un élément du capital structurel de l’Etat relevant d’un principe de solidarité.
Au-delà des aspects humains, toute politique discriminatoire en termes d’accès à des soins de qualité aggrave à terme la charge des dépenses publiques en santé du fait que toute dégradation de l’état de santé de la population devient socialement et financièrement très lourde à porter.
» Lire la suite : Sauver le système : quel financement, pour quelles solidarités ?
16 décembre 2009 par CISS
Nous avions un système de santé fondé sur la solidarité et cette solidarité devenait de plus en plus effective. C’était un des acquis du programme du Conseil national de la Résistance qui avait été repris dans le préambule de la Constitution de 1946 : « la nation garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé et la sécurité matérielle ».
C’est le principe d’égalité de tous devant la santé qui est affirmé. On ne parle pas de durée de présence en France, on ne parle pas de Français et d’étrangers, encore moins de conditions de régularité de séjour. On ne conditionne pas l’accès aux soins à une participation financière ou à des franchises médicales. L’esprit du texte est que chacun, sans distinction de nationalité, de race, de religion, de statut social ou de revenus puisse avoir un égal accès aux soins, à la protection de la santé.
» Lire la suite : Santé solidaire en danger ? Oui, elle est en danger !
10 décembre 2009 par CISS
La FNAMOC, Fédération nationale des Associations de Malades cardiovasculaires et Opérés du Cœur, s’associe sans réserve aux réflexions du CISS sur ce sujet primordial qui engage l’avenir de notre système de santé et sa pérennité.
La loi HPST sur laquelle nous avions fondé de sérieux espoirs pratiquement vidée de nos propositions est un échec pour les patients. Les amendements des associations de patients ont été laminés par les Députés et les Sénateurs ou tellement triturés qu’ils en sont devenus méconnaissables.
La disparition à court terme de la Santé Solidaire au seul profit des assurances se mesure facilement à travers les dernières réformes : sortie des affections longues durées, franchises médicales, forfait hospitalier, déremboursement des médicaments, désertification du territoire et la dernière en date, les accords sur le secteur optionnel reportant les charges sur les mutuelles qui ne manqueront pas d’augmenter leur tarif.
Il faudra bien un jour que nos responsables arrêtent de vouloir nous faire croire que les dépenses de santé sont seulement un coût alors qu’elles sont au contraire un investissement.
Cela devient insupportable, il nous faut réagir sans concession pour peser sur les débats à venir pour la défense de nos droits et intérêts, pour l’accès aux soins de tous.
Jean-Claude Boulmer, président de la FNAMOC (Fédération nationale des Associations de Malades Cardiovasculaires et Opérés du Coeur)
7 décembre 2009 par CISS
Pourtant, ces dernières années, de nombreux textes sont venus limiter les droits à la santé.
Ainsi, le rapport 2008 de l’Observatoire de l’accès aux soins de Médecins du Monde signale l’arrivée dans ses centres de nouveaux consultants, assurés sociaux ou titulaires de la CMU, qui ne peuvent pas payer une assurance complémentaire et sont soumis à un « reste à charge » croissant insupportable. Les plus démunis sont les plus affectés : défaut d’information sur leurs droits, exigences administratives indues, refus de soins, dépassements d’honoraires, avance de frais, diminution des remboursements, les amènent à renoncer aux soins. L’augmentation prévisible des cotisations de mutuelle complémentaire, comme la mise en place du secteur optionnel, est de nature à aggraver encore leur situation.
» Lire la suite : Malgré les dispositifs théoriquement disponibles, la France affiche un des taux les plus élevés de l’OCDE en inégalités de santé, dont les difficultés d’accès aux soins sont une composante.
3 décembre 2009 par CISS
Le « détricotage » progressif de ce qui fait la force de notre régime d’Assurance maladie, la santé solidaire, nous dirige-t-il vers le « chacun pour soi » cher à certains de nos oligarques pour qui le plus fort ou celui qui a le plus d’argent reste toujours le gagnant ?
On peut légitimement s’interroger quand le patient qui supporte une maladie chronique évolutive et fatale, comme la mucoviscidose, doit au fil des mois supporter le poids grandissant de sa maladie en même temps qu’il voit ses ressources succomber aux coups divers qui lui sont résolument et courageusement portés : franchises, restes à charge grandissants, forfaits divers, déremboursements, etc.
Dès l’idée de la mise en place des franchises médicales, nous avons, par des exemples précis, montré tout ce que cette décision avait d’injuste et de pervers pour les patients en situation de handicap.
Pour ceux qui sont aujourd’hui enfermés dans cette spirale descendante, le manque progressif de santé qui s’ajoute au manque croissant d’argent, cette solidarité nationale à travers notre régime actuel d’Assurance maladie constitue le garant d’une vie où les besoins de soins sont pris en charge par la collectivité pour les faciliter au mieux … dans une démocratie où chacun participe suivant ses moyens et reçoit suivant ses besoins.
Défaire cette solidarité, c’est défaire plus que notre identité nationale, c’est abolir tout simplement le principe même d’équité qui lui est une valeur universelle.
Jean Lafond, président de Vaincre la mucoviscidose
30 novembre 2009 par CISS
Il est indéniable que nous pouvons être fiers de notre système de santé créé il y a plus de 60 ans sur le principe de la solidarité nationale.
Il a vocation à « couvrir » l’ensemble de la population et ce qu’elle que soit sa situation sur le territoire français, quelle que soit son âge, ses revenus ou encore son état de santé.
84 % des français jugent que la qualité de leur système de soins national est meilleur que celui des autres pays.
S’il existe une « identité nationale » la sécurité sociale en est sans doute un élément fortement structurant et synonyme de lien social.
Les familles sont très attachées à ce système qui permet, et c’est loin d’être négligeable, une prise en charge des frais de soins lorsque la maladie ou l’accident touche un de ses membres.
Or force est de constater que ce système solidaire est aujourd’hui en difficulté et subit régulièrement des « attaques » et des remises en cause.
» Lire la suite : « Pour une vraie réflexion d’ensemble sur la problématique du déficit chronique (…) »
29 novembre 2009 par CISS
Pour les millions de malades touchés par une maladie au long cours, les inquiétudes suscitées par le débat sur le financement des dépenses de santé sont aujourd’hui nombreuses. Inquiétudes quant à la remise en cause de notre droit à la santé. Inquiétudes quant à la fragilisation du quotidien de familles déjà durement frappées par des maladies évolutives, chroniques et lourdement invalidantes. Inquiétudes sur un éventuel coup d’arrêt aux espoirs nés de la recherche pour nos maladies encore incurables, qui, souvent, frappent nos familles de génération en génération.
Ce débat est sans doute légitime face à l’augmentation des dépenses liées au vieillissement de la population et face à l’apparition de nouveaux besoins. Pourtant, dans une société comme la nôtre, il ne nous parait pas anormal que les dépenses de santé évoluent régulièrement et que leur croissance soit plus rapide que celle du PIB. Et demain, cette évolution se poursuivra avec l’arrivée de thérapies innovantes issues des progrès de la recherche. Des personnes concernées par des maladies qui ne bénéficiaient jusqu’à présent d’aucun médicament vont enfin entrer dans le monde des traitements. Et c’est une excellente nouvelle !
Parce que nous avons été si longtemps victimes d’abstention thérapeutique, nous savons mieux que quiconque que la capacité de notre système de santé à répondre à ces nouveaux besoins est cruciale. Nous en sommes persuadés : seul un système basé sur une très large solidarité pourra permettre de maintenir l’accès pour tous à ces futurs traitements. » Lire la suite : Pour une solidarité entre malades et bien-portants
22 novembre 2009 par CISS
La santé solidaire est-elle encore une réalité ou devient-elle de plus en plus un mythe ? Sans nul doute, elle constitue un souvenir de plus en plus lointain pour de nombreux malades, qui voient leur reste à charge augmenter à petites doses chaque année.
Lentement mais sûrement ! Participation forfaitaire, franchises médicales, contribution, augmentation du forfait hospitalier… A ces mesures votées ou adoptées par décret sans débat public, s’ajoutent les dépassements d’honoraires, contre lesquels le gouvernement ou l’assurance maladie ne semblent pas vouloir s’attaquer avec la vigueur nécessaire. Ces mesures pénalisent pleinement les personnes malades, âgées et handicapées … notamment celles qui ne bénéficient déjà pas de la CMU parce que leurs revenus ne dépassent souvent que de quelques euros le seuil d’accès à cette couverture maladie « universelle ». C’est par exemple le cas des bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapées (AAH) qui reçoivent à ce titre 681€ / mois et ne peuvent donc prétendre à la CMUc qui est réservée aux personnes dont les revenus n’excèdent pas 627 € /mois. » Lire la suite : La santé solidaire : mythe ou réalité ?
17 novembre 2009 par CISS
Tous les ans, un peu de la couverture solidaire disparaît de façon relativement « indolore » pour le plus grand nombre. Pourtant, selon le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie, pas moins de 3 milliards d’euros ont déjà été reportés vers les ménages. Cela s’est fait sans désapprobation sociale marquée. Est-ce à dire qu’il faut continuer de cette façon à amputer chaque année un peu de l’assurance maladie solidaire au risque de se réveiller dans 10 ans avec une assurance maladie qui ne remboursera plus que 50 % de la dépense de santé au lieu de 75 % ? Nos concitoyens, des moins fortunés à ceux disposant de revenus moyens, seront alors livrés aux assurances privées … qu’ils seront bien en peine de s’offrir.
Le président de la République a promis, à deux reprises au moins depuis 2007, d’ouvrir un débat national sur la part de dépenses de santé couverte par une assurance solidaire et la part qui doit être couverte par une assurance privée.
Cette promesse n’a pas été tenue.
Or, il faut engager ce débat sans délai maintenant. Car si nous ne faisons rien le système de santé solidaire va progressivement se déliter. » Lire la suite : Les associations alertent l’opinion en engageant le débat par une consultation populaire en ligne du 16 novembre 2009 au 31 janvier 2010
15 novembre 2009 par CISS
L’histoire de la grenouille dans la casserole d’eau, vous connaissez ?
Si on la plonge dans l’eau bouillante, elle s’en aperçoit et saute.
Si on la met dans l’eau froide et qu’on augmente petit à petit la température (comme en réduisant la couverture maladie solidaire tous les ans), on espère qu’elle ne s’aperçoive de rien !
13 novembre 2009 par CISS
Allons-nous vers la disparition de la santé solidaire ? La question se pose avec de plus en plus d’acuité pour les militants, même si elle n’est pas ressentie avec la même intensité dans l’opinion.
Car, dans les associations, nous recensons de plus en plus de témoignages de personnes qui se plaignent de l’augmentation de leur reste à charge alors qu’elles bénéficient du régime des affections de longue durée. D’autres, de plus en plus nombreux, observent qu’ils sont globalement de moins en moins remboursés pour leurs soins courants. Enfin, pour une intervention chirurgicale ce n’est plus seulement la carte vitale qu’il faut sortir, mais la carte bleue !
L’opinion ressent donc clairement que le filet de sécurité face à un aléa de santé est en train de se défaire, même si ce sentiment ne s’est pas encore structuré comme une protestation. L’objectif du Collectif interassociatif sur la santé est d’offrir la possibilité aux uns et aux autres de mesurer les enjeux d’une baisse de la protection solidaire face à la maladie ou son transfert vers des régimes d’assurances privés. Notre objectif est aussi de permettre l’expression de propositions structurées.
Car nous en avons terriblement besoin. Le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM) a d’ailleurs fait ressortir que pas moins de 3 milliards d’euros avaient été transférés ces dernières années de l’assurance maladie vers les régimes complémentaires, sans discussion publique. Et puis, la création du secteur optionnel, qui va encore accentuer les transferts de charges vers les complémentaires se fait aussi à la sauvette, sans associer les premiers concernés, alors que c’est aux députés et aux sénateurs de décider sur des sujets aussi importants. » Lire la suite : Avant d’être complètement « cuits », engageons le débat !!!