L’ANDAR participe et soutient la consultation populaire « Santé solidaire en danger ? »

29 décembre 2009 par CISS

Nous constatons au sein de notre association un certain accroissement de l’inquiétude de nos adhérents face à notre système de santé.

En effet, le nombre d’appels et de messages sur notre site ne cesse d’augmenter et les thèmes principalement abordés concernent souvent l’Assurance maladie, à savoir :

- les démarches administratives compliquées et longues ;

- l’intérêt  à continuer à prendre ou non une mutuelle, face aux remboursements qui ne seront plus effectués et également par manque de moyens financiers ;

- la prise en charge différente selon les caisses et selon les pathologies ;

- le reste à charge pour les patients ayant de faibles revenus et qui souvent font l’impasse sur les soins.

Il nous semblerait donc important de réfléchir autour de différentes options envisageables quant à l’évolution de notre système de santé.

En termes d’organisation du système, on pense notamment à la question du développement de l’éducation thérapeutique du patient afin d’atténuer le plus possible ses peurs et ainsi mieux gérer sa pathologie, à l’opportunité de la création de dispensaires pour « soigner les petits bobos » sans engorger les urgences des hôpitaux ; en fonction de chaque pathologie, organiser un planning mensuel du nombre de visites chez les généralistes et les spécialistes, nécessaire au bon suivi des soins.

Concernant la question du médicament, la nécessité d’améliorer l’information et la formation des assurés paraît évidente, du fait du développement de l’automédication mais aussi du changement des pratiques et des habitudes des usagers et des professionnels. Chacun doit prendre conscience qu’une visite chez le médecin peut ne pas être suivie d’une prise de médicaments. Par ailleurs, le mode de conditionnement ne pourrait-il pas être revu afin de coller au mieux avec les traitements prévus ?

La dimension financière de l’accès aux soins est aussi une priorité essentielle. Des dispositions doivent notamment être prises pour parvenir à lutter efficacement contre les dépassements d’honoraires et les refus de soins, ou encore pour permettre d’adapter au mieux le coût des soins aux revenus du foyer, en particulier pour ceux dont les revenus sont modestes.

Enfin, il est maintenant de plus en plus important de se donner les moyens d’être compris de tous afin de mobiliser et d’obtenir l’adhésion du plus grand nombre au débat sur la santé.

C’est dans cette optique que l’ANDAR participe et soutient la consultation populaire « Santé solidaire en danger ? ».

Giséla Kobelt, présidente de l’ANDAR (Association nationale de défense contre l’Arthrite rhumatoïde)

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